A.F.Coulon
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L'auteur
André-François COULON est un auteur cantalien atypique. Issu d’une famille paysanne, Il n’appartient ni au milieu de l’enseignement ni à celui du journalisme dans lesquels on retrouve traditionnellement une majorité d’auteurs.
Né en 1946 à MURAT (15), il vivra ensuite (1969) à Auzolles Bas commune d’ALBEPIERRE avec ses parents et sa sœur. Professionnellement domicilié à Ceyrat (63)V.R.P,. l’auteur met à profit ses soirées d’hôtels pour retranscrire sur un cahier d’écolier ses coups de gueules ou coups de cœur de la journée. 1997: arrêt bien involontaire de son activité itinérante. André-François COULON en profite pour mettre en forme les textes rassemblés sur trois cahiers.
Poussé par des amis qui lui reconnaissent des talents de conteur, l’auteur décide d’adresser son premier manuscrit à un éditeur…
A 51 ans André- François «entre» en écriture. Il se qualifie lui-même «d’auteur retardé» L’empreinte poétique présente dans la plupart des textes lui vaut l’attribution d’un chêne planté en Forêt de VESDUN (Cher) à l’initiative de l’Association des Mille poètes.
Ses œuvres :
Louise – Lea – Oceane - La Custode - Le Cantalopithèque - Le Trou du Loup - Contes et cancans du cantou.
Depuis 2001 il publie sur CantalPassion une rubrique mensuelle
A.F Coulon : Auzolles-Bas 15300 ALBEPIERRE
Contes et cancans du Cantou
Contes et cancans du cantou sorti en juin 2006 est le dernier ouvrage de A.F.Coulon.
«La légende dit mieux que l'histoire. Elle est si vraie qu elle éclaire l'ordre profond des choses. »
Henri Pourrat
La veillée était autrefois une solennité. Elle se déroulait au coin de l'âtre : le cantou.
Une fois les travaux domestiques accomplis : famille, amis, voisins se réunissaient là, lors de longues soirées d'hiver.
Chaque voisine apportait sa chaufferette, histoire de ne pas avoir froid aux pieds. Dans les villages les soirées de veillée se déroulaient par quartier, à tour de rôle.
Il n'y avait pas encore d'électricité et par conséquent les ruelles n'étaient pas éclairées. Il se raconte que cette absence de lumières permettait à quelques femmes d'un autre quartier de venir écouter aux portes ce qui se racontait dans le quartier voisin.
Cancans, évocations de brouilles et chicanes, cours des dernières foires meublaient les conversations sans que s'exprime la moindre calomnie.
Tout en devisant chacun effectuait des travaux manuels : tricot, crochet ou torsion de la laine (à 2 ou 3 fils) au fuseau, pour les femmes, paniers en branches de noisetiers ou réalisation de paillassons pour les hommes.
Sur la table : une bouteille de vin rouge pour les hommes (de la « boisson » plus que du vrai bon vin), du café et des gâteaux pour les femmes et les enfants.
La présence des enfants ne constituait pas une gêne. Pour eux, mais aussi pour les grands, le hululement d'un hibou donnait lieu à l'évocation d'un conte qui métamorphosait l'animal en démon. L'évocation de chevaux qui se dressaient « tout droit » à la vue d'un banc placé en travers de la route à la sortie du village et sur lequel reposait des têtes de morts finissait d'apeurer les enfants qui n'osaient plus sortir dans la cour pour aller faire pipi avant d'aller au lit.
A ces scènes s'ajoutaient des histoires de fantômes, de tresses d'échalotes qui dansaient au plafond, de loups garou. Il faut préciser que certains soirs de pleine lune, des loups sortaient des bois et s'approchaient des premières maisons du village dont ils percevaient un rai de lumière à travers l'unique fenêtre du logis. Leurs hurlements remplissaient d'échos les cours, parvenant jusqu'aux oreilles des plus petits, vite réfugiés sous les jupons des grands-mères....
Certaines fois la présence du colporteur, hébergé pour la nuit, donnait un petit air exotique aux soirées. Alors qu'il contait ses aventures par les chemins ou dans certaines fermes du pays lozérien,ou de l'ardèche, les enfants s'intéressaient à sa grande hotte en bois haute de quatre pieds, équipée de mille tiroirs contenant fils de couture incassables, aiguilles et ciseaux, boutons en nacre, tisanes, miroirs, hameçons qui ne rouillent pas, pierres à briquets, mèches d'amadou. Il y avait du mystère dans cette boîte qui faisait ressembler notre homme à un escargot, lorsqu'il cheminait par le pays !
Contes et cancans du cantou se donne pour prétention de faire revivre une soirée au coin du feu. Les contes sont issus de mon imaginaire. Je dois à ma mère et à quelques anciens de notre famille la plupart des cancans, exceptés deux inspirés par les écrits de mon très regretté ami : Jacques Mallouet. La légende des Walkyries et la chanson du Porteur d'eau appartiennent à l'histoire de notre terre. Un mur mura Murat est le fruit de mon imagination nourrie par cette vieille rivalité qui a toujours opposé le pays de Murat et celui de Saint Flour.
LArvernopithèque est une fresque humoristique que j'ai écrite pour rappeler que nous sommes issus de métissages et que notre avenir dépend de notre volonté à accepter la poursuite de nos mixités.
AfCoulon
Ouvertures
Ouvrons les débats, parlons Cantal, envisageons positivement l’avenir….. pour cela quelques questions pour engager le débat. Réagissez , prouvez que vous êtes bien vivants et essayons de construire ensemble ce qui sera le Cantal de demain.
Ce site peut servir de tribune…. Allons-y …..
- Doit-on continuer d’attendre tout des initiatives de nos seuls élus ?
Il n'est tout simplement peut-être pas inutile de rappeler que "les élus" sont avant tout nos représentants. Tout ne vient pas d'en haut. Il faut sans doute donner des idées à nos représentants. A eux de trancher en fonction d'un budget qu'ils savent ne pas pouvoir alourdir de trop... car derrière chaque citoyen il y a un contribuable !
- Se taire est consentir… Pourquoi ne pas oser protester (exploitation de l’aire de Garabit, manque d’eau potable dans beaucoup de communes, gestion du territoire….) ?
- L’eau, la forêt, la chasse, le tourisme vert et blanc, la gastronomie locale sont des ressources essentielles pour notre pays… Comment le faire entendre ?
- La culture n’est pas le folklore… que faisons-nous pour encourager les créateurs ?
Les initiatives comme celles de la "Communauté de communes Cère et Rance en Châtaigneraie" devraient donner des idées. A noter également l'excellente idée du Conseil général de dispenser des spectacles culturels professionnels sur les territoires les plus ruraux à travers son schéma de développement culturel baptisé "Scènes en Partage".
- En été, les initiatives d’animations se multiplient brocantes, expos, dédicaces, marchés artisanaux, salons du goût, concerts, galas….) et après ? automne, hiver, printemps quelles vies associatives et culturelles ?
Il y a fort heureusement des initiatives d'arrière-saison (fête du champignon de Prunet, du Sarrasin à Boisset de la noix à Sénezergues, du potiron dans le canton de Montsalvy... Et puis, quand vient l'hiver, Pailherols reprend ses activités de randonnées en raquette et ski de fonds, ballade tirée par des chiens de traineaux en Margeride, sans parler de l'incontournable Lioran où l'on peut pratiquer le ski alpin de tous niveaux, ou simplement aller y déguster une crêpe aux myrtilles au coin du feu.
- Nos villes et villages ne sont que faiblement fleuris, pourquoi ne pas faire comme l’Alsace, le Pays Basque, les Alpes, la Bretagne ?
Bravo à tous ceux qui ont décroché leur première "fleur" au concours des villages fleuris comme à Junhac en Châtaigneraie ou les concours de décorations des maisons à Noël que proposent certaines associations comme le Comité des fêtes de Boisset.
- De petits auteurs ont et écrivent sur le Cantal… pourquoi ne sont-ils pas lus par des Cantaliens (les chiffres de vente le prouvent) ?
- Que font les cantaliens de Paris pour aider leur pays à se faire mieux connaître ? se satisfont-ils de leur aménagement d’une résidence secondaire !
- Partout dans nos villages il y a des « chazals ». Quelles initiatives peuvent être prises pour refaire naître ces anciens lieux de vies ?
- Comment utiliser Internet pour promouvoir le Cantal et attirer « l’étranger » ?
Ma liste n’est pas exhaustive… à vous de compléter, de réagir, d’agir, d’en parler…
