Célébrités militaires

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Alexis Joseph Delzons 1775-1812

Général d'Empire.

D'un famille de juristes aurillacois, (dont Alexandre né à Reilhac) Alexis-Joseph Delzons s'engagea à seize ans dans la compagnie des volontaires du Cantal.

Il participa aux campagnes d'Italie et d'Égypte aux côtés de Bonaparte, puis combattit dans les grandes batailles de l'Empire, Austerlitz, Wagram, et mourut en 1812 au cours de la bataille de Malo-Laroslawetz.

La ville d'Aurillac lui érigea une statue sur le "gravier" inaugurée par le Général Boulanger et Pasteur.

Edouard Jean Baptiste Milhaud 1766-1833

Général d'Empire. Né à Arpajon sur Cère (Cantal), le 10 juillet 1766, mort à Aurillac, le 8 janvier 1833.

En 1788, Édouard Jean-Baptiste Milhaud était élève du génie, il devient le chef de la garde nationale d'Aurillac en 1791. En 1792, il est élu député de la Convention par le département du Cantal. Il siège aux côtés des Montagnards, il fréquente de façon assidue le Club des Jacobins. En janvier 1793, lors du Procès de Louis XVI, il vote la mort du roi, il défend Jean-Paul Marat attaqué par les Girondins, il défend le projet de la République universelle Jean-Baptiste Cloots. Envoyé en mission à l' Armée du Rhin puis à celle des Ardennes il s'y montre sans pitié, nettoyant les états-majors des nobles et taxant les riches. En 1793, il se rend à l' Armée des Pyrénées (Orientales) il y remet de l'ordre avec l'aide de Jacques François Dugommier et de son collègue conventionnel Pierre-Aimable de Soubrany, il envoie d'une facon injuste le général d'Aoust comparaître devant le Tribunal révolutionnaire, il périra sur l'échafaud. Adopte un nouveau prénom, celui de «Cumin» qu'il trouve dans le calendrier républicain. Après la mort de Maximilien de Robespierre le 10 thermidor an II (28 juillet 1794), il rentre à Paris. Jean-Baptiste Carrier est attaqué à la Convention, Édouard Jean-Baptiste Milhaud prend sa défense et il est le seul député à voter contre sa mise en accusation.

En 1795, après la séparation de la Convention thermidorienne, Édouard Jean-Baptiste Milhaud réintègre l'armée, il se distingue à l' Armée d'Italie.


Il est nommé général de brigade le 5 janvier 1800, puis général de division le 30 décembre 1806. Le 10 mars 1808, il devient comte de l'Empire. Il participe aux principales campagnes napoléoniennes.

Au retour de Louis XVIII de France, il est condamné à l'exil comme régicide, mais obtient la permission de rester en France.

En 1830, Édouard Jean-Baptiste Milhaud se rallie à Louis-Philippe Ier.

Jean-Baptiste Pagès des Huttes 1759-1789

La famille Pagès des Huttes tire son nom de la seigneurie qu'elle possédait déjà en 1616 dans la paroisse de Polminhac et qui fut vendue comme bien national en 1793.

Jérôme Pagès des Huttes, garde du corps du roi, émigra.

Son frère Jean-Baptiste Pagès, né à Vic en 1759, entre lui aussi au service du roi Louis XVI à l'âge de 22 ans. Pour avoir tenté de protèger la fuite de la reine Marie-Antoinette, il fut tué à Versailles dans l'émeute du 6 octobre 1789. Son cadavre fut décapité et sa tête hissée en enseigne sur une pique.

Louis Laparra de Fieux 1651-1706

( extrait de l'éducateur Syndicaliste du Cantal (mars 1957) )

Ingénieur militaire

Né au Basbourlès, près d'Arpajon sur Cère , aujourd'hui Barrière.

La famille Laparra comprenait plusieurs branches de marchands, propriétaires fonciers, bourgeois.

Claude, père de Louis, achète l'office de contrôleur général des rentes de l'hôtel de ville de Paris qui confère la noblesse.

Il prend alors le titre de seigneur de Basbourlès et réside à Aurillac dans son hôtel, rue du Périgord, où sa femme meurt de la « maladie populaire », en 1693.

Il marie deux de ses filles à des nobles qui redorent ainsi leur blason.

Louis joint à son nom celui de de Fieux dont l'origine est incertaine.

Il se voue très jeune à la carrière des armes. A seize ans, il est enseigne- colonel ; à vingt et un ans, lieutenant ingénieur dans le régiment de Piémont.

Il fait toutes les campagnes des guerres de Louis XIV, est blessé trois fois.

Chevalier de St Louis en 1693, l'année de la création de cet ordre, et brigadier des armées ; maréchal de camp en 1697 ; lieutenant général en 1704.

Il dirigea, comme ingénieur, les attaques de dix neuf places ou fortes, de 1690 à 1706, date laquelle il fut tué, au siège de Barcelone, d'un coup de mousquet qui lui traversa le bas ventre.

Catinat écrivait à Louis XIV (15 décembre 1691) qu'il servait « parfaitement, avec intelligence et courage », mais s'exposait trop.

Vauban critiquait ses attaques massives qui provoquaient la perte de beaucoup d'hommes et ne réussissaient pas toujours.

St Simon relève sa courtisanerie : « Le roi voulut que Laparra, le premier ingénieur d'alors... y allàt (au siège de Verrue, en Italie, en 1705), quoique mal avec M. Vendosine pour accélérer ce siège... Laparra en savait trop pour commettre sa fortune à faire un affront à un homme si puissamment accrédité et appuyé, qui ne lui aurait pardonné de sa vie... L'affaire était trop engagée ; il trouva tout bien et fut toujours d'avis avec M. de Vendosme ».

Si Laparra de Fieux ne peut être comparé à Vauban, sous les ordres duquel il servit maintes fois, ce fut pourtant un des généraux les plus capables et les plus braves du "grand siècle".

Raymond de Rastinhac 1542-1596

Raymond Chapt de Rastinhac était le cinquième enfant de Claude Chapt de Rastinhac et de d'Agnès de Montbéron. Né en 1542 en Périgord où sa famille s'illustra dans la carrière des armes et le sacerdoce. Il fut d'abord page du roi Henri III, puis en 1567 il était homme d'armes dans les ordonnaces du roi et devint capitaine d'une compagnie de gens à pied en 1571. Le marquis de Lignerac résolut de se l'attacher et l'attira en Auvergne pour en faire un de ses lieutenants. Le 16 août 1579, il lui fit épouser Marguerite de Saunhac, dame de Messilhac qui avait quatre milles livres de rente et était déjà veuve de deux maris. Trois partis ce disputaient alors la France: les royalistes, les ligueurs et les huguenots. Rastinhac se décida pour les premiers et fut un ardent défenseur d'Henri III contre les Guise puis d'Henri IV contre Mayenne. Cependant c'est contre les huguenots qui avaient pris Mur de Barrez qu'il remporta sa première victoire le 1er novembre 1581. Quelques temps plus tard il reconquit Entraygues. Sa gloire naissante lui attira les bonnes grâces des consuls d'Aurillac qui lui députèrent un des leurs pour le prier de venir séjourner dans la ville pour conforter les aurillacois dans leur soutien au roi. Il s'y rendit le 7 février 1587. Le 6 mai 1587 il est lieutenant général et gouverneur pour le roi de toute la Haute-Auvergne. Il promet à cette occasion de ne jamais abandonner la ville d'Aurillac et de repousser de toutes ses forces les huguenots. Sa réputation dépasse largement les limites de la Haute-Auvergne, et les autres chefs de son parti viennent lui demander son appui. En 1588 il écrase le comte de Randan et ses 3.000 hommes dans la plaine d'Arpajon sur Cère , en 1589 il repousse le sieur de Marmiesse à Aurillac, le sieur de Drugeac à Salers et le sieur de Dienne à Saint-Flour. Il prend Carlat au sieur de Sales, combat à Fontanges, Saint-Cernin, Saint Martin Valmeroux. Cependant, Henri IV était encore huguenot. Rastinhac déclara à Aurillac que si le roi n'abujurait pas il se mettrait du côté de la Ligue contre lui. En 1591 il lutte à Calvinet, Marcolès, Maurs, Leynac, Saint-Constant. En 1592 on craint que le duc de Nemours viennent assièger Aurillac. Il fit immédiatement mettre en état de défense les murailles et les fossés de la porte d'Aurinque à celle des Cordeliers. La même année il combat à Montauban. Le 24 octobre il rentre à Aurillac couvert de gloire. Nommé Bailli des Montagnes le 12 décembre 1592, il crée deux foires et un marché à Cros de Montamat. La cérémonie de prise de possession de son siège de bailli eut lieu au présidial d'Aurillac le 20 novembre 1593 et à la prévoté de Saint Flour le 28 juillet 1594. De retour à Aurillac, Rastinhac fit enfoncer à coup de pétards le Château Saint-Etienne où s'était retranché le sieur de Morèze. Le 8 juin 1594, il écrase une révote de "Croquants" à Limoges. Cette expédition lui valut le collier du Saint-Esprit. Le 26 janvier 1596, Rastinhac se rend à la Fère que le roi assiègait contre les espagnols. C'est après son entrevue avec Henri IV qu'il est tué d'un coup de fauconneau. Son corps fut d'abord transporté à Paris, embaumé, enfermé dans un cercueil de plomb et dirigé sur Aurillac. Il y arriva le 14 février 1596, reçu par les prêtres de l'église Notre-Dame, les consuls et presque tous les habitants de la ville. Plus de 200 flambeaux brulèrent autour du corps, il fut inhumé dans la chapelle Saint-Nicolas. Ses restes doivent aujourd'hui encore se trouver sous la mairie d'Aurillac construite à la place de l'ancienne église.