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Olivier Magne 1973
Olivier Magne est un joueur de rugby né le 11 avril 1973 à Aurillac. Il joue pour le XV de France depuis 1997, évoluant au poste de troisième ligne (1,88 m pour 96 kg).
Il est par ailleurs le beau-frère de deux autres internationaux de rugby à XV, Raphael Ibanez et Richard Dourthe, et le gendre de Claude Dourthe aussi international de rugby et capitaine de l'équipe de France dans les années 1960.
C’est le stade Jean Alric à Aurillac qui a servi de « jardin d’enfance » à Olivier Magne et ses trois frères, Thierry, Bruno et Julien. « Nous habitions à 50 mètres et c’était l’exutoire parfait pour notre vitalité bouillonnante. » En savoir un peu +
Victor Boffelli 1947
Grande figure du rugby cantalien, Victor Boffelli détient un des plus beaux palmarès français Né le 20 mars 1947 à Arques ( Aude), Marié, père de 2 enfants, il a aujourd'hui fait valoir ses droits à la retraite, après avoir été pendant des décennies le chargé de communication du Crédit Agricole du Cantal.
Après des débuts en 1963 à l'US Carcasonne il signe sa première licence au Stade Aurillacois en 1968. Il jouera dans ce club 24 saisons, dont 4 en tant que capitaine. Grâce à ses qualités techniques et son énorme potentiel physique il rejoint très vite l'Equipe de France pour un long bail: 10 sélections en France B 21 sélections avec le 15 de France de 1971 à 1976 aux côtés de Jean Pierre Rives, son compère comme 3ème ligne aile.
Victor Boffelli a rencontré toutes les grandes nations du monde.
Dès l'arrêt de sa carrière de joueur, Victor Boffelli amorce une carrière d'encadrement qui l'amène à occuper plusieurs fonctions au sein de clubs de haut niveau et avec les équipes de France: De 1982 à 1991 entraîneur au stade aurillacois dont 4 saisons avec Michel Peuchlestrade, de 1988 à 1991 entraîneur de l'équipe de France A, de 1992 à 2000 manager général de l'A S Monferrand, de 1993 à 1995 de nouveau entraîneur de France A. 2000...Victor Boffelli intègre l'encadrement des équipes de France pour la préparation de la coupe du monde en 2003.
Depuis 2001 Victor Boffelli fait partie des entraîneurs du stade Aurillacois.
Alfred Jacomis 1910
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Un natif du petit village d'Albepierre champion de France de ski de fond !
C 'est le 9 juillet 1910 que naquit Alfred Jacomis, 3ème enfant d'une famille d'agriculteurs d'Albepierre.
Après quelques études, le jeune Alfred regagne le village natal où il retrouve les travaux ruraux: fenaison, moisson, sans oublier chaque jour la traite des vaches.L 'été on montait les vaches sur les versants verts du Plomb où le vacher transformait sur place le lait en bonnes grosses fourmes. L'hiver on laissait un troupeau dans une étable du haut, c'est à dire un peu plus haut qu'Albepierre vers Prat-de-Bouc pour qu'il puisse manger sur place le foin engrangé durant l'été. Chaque soir, hiver comme été il fallait faire le trajet d'Albepierre à cette étable pour la traite, et il fallait redescendre le lait au village, et ceci deux fois par jour...
Les hivers sont rudes en montagne, et à cette époque, dans les années 1925, on ne circulait qu'à skis, et Alfred, parce qu'il était le plus débrouillard à skis était chargé du service d'en haut. Matin et soir, il montait à ski par n'importe quel temps. Il la connaissait la montagne! Je ne me suis jamais perdu. Que voulez-vous. J'y suis né... Pour redescendre ça n'était pas le plus facile, car il transportait un bidon de 20 à 30 litres de lait, et c'était continuellement qu'il faisait prouesses sur prouesses pour que le bidon arrive en bon état à Albepierre.
Inconsciemment, il améliorait son équilibre,son endurance, ses muscles s'habituaient à l'effort...C'est ainsi qu'il se prépara à devenir un véritable champion de ski.En 1928 il s'inscrivit au club de ski d'Albepierre, créé en 1909. C'est à ce club que le découvrit son futur manager, Monier-Granier.
Il avait un style particulier, il trottait sur ses skis exactement comme à pied; le mouvement de ses bras était identique et cela formait un tout vraiment curieux. Il eut d'ailleurs beaucoup de mal à se défaire de ce style primitif. Alfred , malgré l'effort fourni ne suait jamais, et terminait aussi sec qu'il était parti.
Lutter contre soi même pour triompher, telle était la devise d'Alfred Jacomis et de son entraîneur. Avec son matériel de fortune des skis taillés par son père, Jaco remportait toutes les compétitions locales.En 1930, il remporte haut la main le concours de ski de Besse.. Il termine le parcours très frais avec 9'd'avance, soit 1km,5 sur 20 kms!
En 1930 toujours, il participe à une course au Lioran. Les favoris viennent du Puy-de dôme...Jaco racontait: Lorsque je passais la bande d'arrivée je fus assez étonné, car à part moi il n'y avait personne, aucun officiel, aucun chronométreur en vue; je pensais avoir écourté le trajet sans m'en être rendu compte, quand j'eus l'idée de jeter un coup d'oeil au bistrot de l'époque . Là, quelle ne fut pas ma surprise: ces messieurs se réchauffaient autour d'un bon vin chaud! Mon apparition fit l'effet d'une bombe. Ils furent très blessés dans leur amour propre, car je venais de leur démontrer qu'ils s'étaient trompés en faisant le calcul du temps minimum mis pour faire le parcours...
En février 1931Ilparticipe à Villars-de-Lans aux championnats de France de fond.Parti 39ème sur 120 concurrents il termine 19ème battant Cachat,l'homme de Chamonix. De 1932 à 1935, son entraîneur essaie en vain de le faire sélectionner dans l'équipe de France. Les dirigeants ne pouvaient s'imaginer qu'un Cantalien remporte des titres jusque là réservés aux coureurs des Alpes, du Jura ou des Pyrénées...
A force de ténacité, en 1936 il parvient à entrer remplaçant de l'équipe de France, puis titulaire,puis international olympique!
C'est le 6 février 1936 qu'Alfred pose le pied à Garmisch Partenkirchen en Allemagne pour participer aux 4° jeux olympiques.
Lui le paysan d'Albepierre un peu perdu dans cette foule hétéroclite termine 8°/16 au relais et 44°/72 au fond spécial des 18 kms.
L'année suivante, en 1937, malgré un entraînement très incomplet, Jaco termine 3° aux championnats de France.
Enfin, en 1939 il participe aux championnats de France internationaux de grand fond et devient champion de France! Il dit à ce sujet: J'ai parfaitement réussi mon fartage, chose primordiale, et enfin J'ai pu pour la première fois me servir d'une paire de skis dont les arêtes en fibre m'ont permis de marcher sans fatigue.
Pour lui, il a obtenu la gloire non pas grâce à sa volonté, mais grâce à ses skis et son fartage. La modestie ne l'a jamais quitté...
Antonin Magne 1904-1983
Antonin Magne est né le 15 février 1904 dans la ferme de ses grands-parents à Ytrac . Le travail manque dans la petite ferme et pousse ses parents à venir s’installer en région parisienne, à Livry-Gargan, où le père d’Antonin a trouvé une ferme à louer. Il aide ses parents à livrer le lait et se passionne pour les locomotives. Il rêve de devenir cheminot. Après l’obtention de son certificat d’études, pour lequel sa mère lui offre son premier vélo, Antonin Magne prie son père d’adresser une demande à la Compagnie des chemins de fer de l’Est dans l’espoir d’être embauché comme mécano débutant. Mais le destin en a décidé autrement et la lettre reste sans réponse. C’est en se promenant à vélo qu’Antonin tombe sur une annonce collée sur la vitrine d’un marchand de voitures et de cycles, demandant un apprenti. Antonin est engagé. Il entre par la petite porte dans l’univers du vélo. Tous les dimanches le départ des courses cyclistes interclubs est donné devant la ferme de ses parents. Petit à petit, Antonin, gagné par la magie de la course, économise pour transformer son vélo d’occasion en vélo de course. Il commence à s’entraîner à l’insu de son père, qui voit d’un mauvais oeil ces courses à son goût trop dangereuses, et se lance pour la première fois en 1920. Dès lors, Antonin s’entraîne avec acharnement et accumule les victoires jusqu’à la veille de sa première victoire dans le Tour de France, en 1931. Son horizon s’obscurcit brutalement. L’industrie du cycle se trouve alors dans le creux de la vague et Magne apprend qu’Alléluia, la firme pour laquelle il court, renonce aux compétitions en raison de difficultés financières. Après un Tour d’Italie bien décevant, la situation de Magne est des plus incertaines : il est question de l’évincer de l’équipe de France. Refusant de se laisser décourager, il se retranche dans les Pyrénées auprès de son ami Victor Fontan. Pendant trois semaines, dans le plus grand secret, Magne suit à la lettre le programme d’entraînement que lui a fixé son ami : un jour de cols, un jour de repos total en position couchée. Arrive le grand jour. Au départ du Tour, ses amis ne donnent pas cher de sa peau. André Leducq s’exclame à l’adresse de Charles Pélissier : " T’as vu Tonin ? (.) Eh bien si tu examines sa bouille, tu seras impressionné, mon pote. Il est cuit ! Il ne finira pas le Tour. " Erreur. Après 170 kilomètres d’effort solitaire, Antonin Magne s’impose à Luchon. Et c’est en chômeur qu’il remportera son premier Tour de France.
En 1939 Antonin Magne est mobilisé. En 1940, son père meurt au cours de l’exode et son frère Pierre est fait prisonnier. Antonin rentre à Livry-Gargan auprès de sa mère et assume les travaux de la ferme jusqu’au retour de son frère, en 1945. En cinq ans il parvient à faire prospérer l’exploitation et se retrouve à la tête de 22 vaches laitières alors que la ferme n’en comptait plus que 7 au moment de l’exode. Sans participer directement aux réseaux de résistance, Antonin Magne leur apportera son aide grâce à sa production laitière. Après la Libération, il devient président des Laitiers-nourrisseurs de la région de Paris et directeur sportif de l’équipe professionnelle Mercier. Intraitable comme il le fut avec lui-même sur son vélo, Tonin le sera aussi dans son rôle de directeur sportif. Entre les compétitions, c’est par courrier qu’Antonin Magne dispensait ses conseils et définissait le programme d’entraînement et le régime diététique de ses coureurs, sur un papier dont l’en-tête résumait la philosophie et la devise du bonhomme : " La gloire n’est jamais où la vertu n’est pas ". Lors des compétitions, Tonin le Sage, dans sa blouse blanche, son béret vissé sur le crâne, ne quitte pas ses coureurs de l’oeil. Bernard Gauthier, René Privat, Louison Bobet, Rik Van Steenbergen, Fred De Bruyne, Maurice Diot, Guy Lapébie, Henri Anglade, Jean Stablinski et bien d’autres bénéficièrent de la sagesse du " fermier de Livry " qui vouvoyait ses coureurs. Et puis, bien sûr, Raymond Poulidor. Antonin Magne prêta aussi son nom et sa notoriété à la ville de Livry-Gargan, dont il fut conseiller municipal de 1947 à 1953, et resta proche du Parti communiste jusqu’à sa mort à Arcachon le 8 septembre 1983.
Palmarès
-Challenge Sédis : 1934, 1936
-Chevalier de la Légion d'Honneur : 1962
-Tour de France : 1931, 1934 (2e : 1936; 3e : 1930)
-9 étapes ; 38 jours en jaune (record avant-guerre)
-2e du Grand Prix de la montagne 1933
-Champion du monde sur route : 1936 (2e : 1933)
-Grand Prix des Nations : 1933, 1934, 1935
-Paris-Saint-Quentin : 1926
-Paris-Limoges : 1927, 1929
-Grand Prix d'Auvergne : 1929
-Grand Prix Wolber : 1927 (contre-la-montre par équipes)
-2e du championnat de France sur route professionnel :1932, 1933, 1934 et 1936
Marie Marvingt "La Fiancée du danger" 1875-1963
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| C'est certainement la femme la plus plus sportive que la France ait connue.
Elle est née à Aurillac le 20 février 1875. Elle décéda en Lorraine le 14 décembre 1963 Elle entreprend et réussit dans de nombreuses activités: Infirmière, assistante en chirurgie,journaliste,elle parle cinq langues et étudie le chant,la peinture, la sculpture mais aussi la tragédie et la cuisine ! Mais c'est dans le domaine du sport, ou plutôt des sports qu'elle va exceller : En 1890 elle parcourt 400 kilomètres en canoë (Nancy Coblence). En 1899 elle passe un brevet de pilote automobile. En 1901 elle fait sa première ascension en ballon et obtient,la même année, son brevet de pilote en ballon. En 1909 elle traverse la Mer du Nord (2 400 km entre Nancy et Suffolk en Angleterre)à bord de son ballon "L Etoile filante". C'est bien sûr la première fois qu'une femme effectue une telle performance. Elle apprend aussi à piloter les bateaux et à conduire les locomotives. Le 8 novembre 1910, elle obtient son brevet de pilote. C'est la troisième femme au monde à l'obtenir. 17 records de vol: Un vol de 45 km en 43 minutes. « Aucun sport n'offre à tel point l'intérêt de la lutte, de l'effort, de l'énergie dépensée pour une cause utile. Je suis persuadée que L'aviation va se modifier et devenir pratique. C'est la plus belle école de l'endurance et du courage... » Elle fait aussi construire le premier avion ambulance français, peu avant la première guerre mondiale. Elle sera infirmière de l'armée française. En 1915, elle intègre un bataillon de chasseurs alpins en se faisant passer pour un homme et se bat dans les tranchées aux côtés des Poilus... . On lui décerne la Croix de Guerre 1914-1918 avec palmes. En 1935 elle est médaillée Chevalier de la Légion d'Honneur. En 1937 elle est nommée Chevalier dans l'Ordre de la Santé publique. En 1949 elle est promue Officier de la Légion d'Honneur. Elle détient 34 médailles et décorations internationales. A 85 ans, elle décroche son brevet de pilote d'hélicoptère. Elle s'était inscrite sur les listes des candidats aux voyages lunaires. Un pari singulier: En 1922 Marie Marvingt, alors âgée de 47 ans, lance au monde un singulier pari. « La Fiancée du Danger » elle promet une récompense de 10 000 dollars à celui ou à celle qui relèvera son palmarès dans les domaines du sport, de l'art, des sciences et des voyages. Elle réitère son audacieux pari dans les journaux en 1936 et à la télévision en 1948. Décédée à 88 ans jamais personne ne releva son défi. |
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