Notre plus beau Cantal

Un article de Wiki.



Sur cette page vous pouvez, en quelques mots ou quelques pages décrire votre coin de Cantal préféré: vite à vos claviers !

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Sommaire

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Dimanche 7 décembre je présenterai mes livres au marché de Noël de Naucelles

Images.


Mon ami Jean Navarre, le Président de CantalPassion, m'ayant suggéré d'illustrer les divers lieux présentés, je proposerai avec chacun de mes textes l'accès par le Géoportail IGN qui permettra aux amateurs de visualiser le site. Si vous voulez, vous aussi, avec vos textes...

A paraître


Le rocher des pendus.JCC

Dominant Vic-sur-Cère, le Rocher des pendus offre un exceptionnel point de vue sur le haut de la vallée. Le Griou voisin se dresse en avant de l’Élancèze et du Peyre-Arse.

Juste aux pieds du promeneur, comme vu d’avion, le bourg de Vic expose ses maisons et ses ruelles.

Á l’ouest, la vallée s’évase pour accueillir la Jordanne et former le bassin d’Aurillac. On peut rester longtemps sans épuiser les découvertes, derrière le garde-corps installé depuis peu pour sécuriser le bord de l’abrupte falaise.

A Cure-bourse, on peut suivre en moins de dix minutes le sentier qui mène au point de vue.

Portail IGN :

Longitude 2° 38’ 31’’

Latitude 44° 57’ 51’’

Le Peyre-Arse. JCC


Le Peyre-Arse dresse son éperon rocheux à 1806 m. Il dépasse donc de vingt-trois mètres le Puy Mary. Les vallées de l’Impradine et de la Jordanne s’ouvrent à ses pieds, tout comme, un peu plus loin, celles de la Santoire et de la petite Rhue. Vers l’est, sur la rive droite de l’Alagnon, la Planèze porte les éoliennes cantaliennes en avant de leurs nombreuses aînées d’Ally. L’accès le plus facile se fait par le col d’Eylac, en suivant le sentier qui serpente au nord sous la Brèche de Roland. Les peu farouches marmottes se montrent dès le départ. Les chamois dorment ou vagabondent à la limite des bois. Le Peyre-Arse est sur le GR 400. On peut le rejoindre du Grand Tournant entre Mandailles et le Puy Mary ; du Lioran par Font-de-Cère ; du col du Redondet en suivant le flanc sud du Puy-Mary. Tous les chemins mènent donc à ce sommet d’où la vue est tellement plus belle que depuis les « phares » du département que sont le Plomb (téléphérique), ou le Puy-Mary (escalier bétonné).


IGN Longitude : 02 42 37 E Latitude : 45 06 32 N



Montmurat.(J.C.C.)

Bien avant les bouleversements climatiques, il est un endroit du Cantal (le seul à ma connaissance) où l’on entendait chanter les cigales. Si vous montez à pied vers le village, vous aurez soudain la surprise de percevoir ces stridulations méditerranéennes. L’autre cigale, l’auvergnate, est dans tous les prés et les pâturages, je veux parler du grillon. C’est un vrai bonheur de l’entendre annoncer que le printemps est là. Mais la vraie cigale… c’est l’exotisme du sud. On s’attend à découvrir la méditerranée en arrivant au sommet de la côte. La vue est belle qui s’étend sans gêne dans toutes les directions. Mais la mer s’est retirée depuis des millénaires du bassin maursois. Les quelques maisons accrochées au rocher autour de l’église, de la mairie et de l’école permettent à de rares privilégiés de profiter de la beauté du lieu. Vous pouvez, vous aussi, découvrir ce sud extrême du Cantal.

Itinéraire : De Maurs suivre la D 663 jusqu’à Saint-Constant. Prendre là la D 45 qui mène à Saint-Santin et Saint-Santin-de-Maurs la commune aux deux églises, deux mairies, deux écoles, … à cheval sur deux régions et deux académies. Montmurat est indiqué à trois ou quatre kilomètres.

Google : Latitude 48° 51’ 22’’ Longitude 2° 19’ 47’’



Les lacs de La Crégut (J.C Champeil).

L’ancien lac glaciaire de la Crégut est entouré de lacs de barrage, posés comme lui sur les plateaux de l’Artense, tout près de Bort-les Orgues. Dans cette pointe où le Cantal rejoint Corrèze et Puy-de-Dôme, se trouve « mon » plus bel endroit du département. De la terrasse qui surplombe le lac de Lastioulles, tout en haut du camping municipal, on découvre … le plus bel endroit… du monde.

Ce matin de printemps, le silence me pénètre. Au loin, à gauche, quelques coulées de neige soulignent encore les pentes du Sancy. A droite, par delà les bois, les Monts du Cantal alignent leurs sommets. A mes pieds, le lac se ride doucement sous la brise agitant les forêts environnantes. Juste devant, le soleil apporte la vie de ses premiers rayons. C’est… beau ! Il ne me manque rien puisque je peux partager mon bonheur.

Ce matin d’août, au sortir de notre tente (ou camping car, ou ...) nous sommes éblouis. Nous voulions voir le soleil se lever sur le lac de Lastioulles. Les sommets du Sancy s’illuminent déjà, tout comme ceux du Peyre Arse et du Puy Mary. Nous nous avançons au bord du rocher. Quelques filets de brume s’accrochent à l’eau lisse et sombre du lac. Les premiers chants d’oiseaux disent la fin de la nuit. Un nageur dessine un sillage qui prolonge ceux d’une famille de canards. Nous nous asseyons l’un près de l’autre pour vivre ce moment exceptionnel.

Le soleil de cette fin d’après-midi d’octobre réchauffe les feuillages parés des couleurs de l’automne. Le petit lac, précipitant ses vagues sur les plages désertes, joue à l’océan. La planche à voile du dernier touriste dépasse la yole d’un couple de rameurs. Les deux massifs auvergnats encadrent cet étonnant tableau. Mes amis font silence pour mieux apprécier cet instant.

Nous venons de faire le tour des lacs de l’Eau Verte, du Tac, de la Crégut et du Taurons pour boucler notre promenade au-dessus du camping de Lastioulles. La neige recouvre les sapins et les arbres dépouillés de leurs feuilles. La glace épaisse du lac craque sourdement. Les deux montagnes se dressent de part et d’autre du paysage arctique. Le froid qui nous pénètre ne peut nous arracher à cette contemplation.


Itinéraires :

Les lacs sont sur la commune de Trémouille. D’Aurillac et Mauriac il faut se rendre à Champs-sur-Tarentaine, puis de là, par Marchal monter vers La Crégut. Le camping est indiqué. Les promenades sont nombreuses et faciles. De Saint-Flour on passe par Murat pour rejoindre Condat avant de monter vers Montboudif. Du Puy-de-dôme on va vers la Tour-d’Auvergne et Saint-Genès-Champespe.


Geoportail IGN:

Afficher la commune Tremouille 15 et glisser ensuite vers le Nord Ouest jusqu'à l'apparition

des lacs. Le plus grand est Lastioulles. Le lieu indiqué se trouve sur l'avancée

ouest. Longitude : 02° 38' 55 E Latitude : 45° 23' 32 N


Faites vite !!!!

Pour produire de l’électricité « écologique », EDF a conduit l’eau des rivières de ce beau

plateau vers de petits lacs artificiels. Celui de l’Eau Verte se vide dans celui du Tac qui… se

déverse dans celui de la Crégut. Le vieux lac, dont les eaux étaient aussi claires et pures que

celle du Pavin, s’emplit année après année des alluvions apportées. Il aurait suffi (il

suffirait) de créer un canal ou une conduite pour aller directement du Tac au lac de

Lastioulles, d’où les eaux chutent jusqu’à l’usine de la vallée de la Rhue en amont d’Embort.

Le Mont Journal. (J C C)


Le Mont Journal se dresse au dessus de la vallée de l’Alagnon, tout au bout de la

Planèze. 1180 mètres c’est peu pour les rares aventuriers vainqueurs de l’Annapurna ou

même pour les randonneurs qui ont gravi les 1806 mètres du Peyre-Arse. Ce modeste souvenir

des éruptions volcaniques mérite quand même le détour. Alors que la Planèze commence à

s’assombrir, on peut retrouver là-haut les derniers rayons du soleil dessinant les Monts

du Cantal.

Les bruits montent encore du fond de la vallée plongée dans la nuit en contrebas de la

chapelle de Saint Mary. Au nord, la tour de la Couarde émerge en avant du lointain Sancy

illuminé. La tour de surveillance contre les incendies, plantée au sommet du Mont Journal,

offre quelques mètres supplémentaires aux guetteurs de crépuscule.

Si vous faites partie des lève-tôt, l’apparition du soleil derrière les éoliennes d’Ally

découvrira pour vous le Sancy et les Monts du Cantal avant de lever le voile sur les tours

de la cathédrale de Saint-Flour, les Planèzes environnantes, et, bien plus tard, le fond

des vallées de l’Alagnon et de l’Arcueil. Peu à peu vous entendrez la vie reprendre avec

les premiers oiseaux, les coqs et les chiens, les cloches des vaches et les premiers

moteurs. Près de vous Signalade s’éveillera, tout comme l’Usclade un peu plus bas.

L’Usclade, c’est le hameau où l’on arrive au bout des quatre kilomètres de la route

montant de Ferrières-Saint-Mary à travers la sombre forêt. L’Usclade, ce doit être

l’éclaircie dans ce patois qui fait dire « alliuche » pour signaler un éclair.

Avant d’emprunter le sentier qui aborde le sommet par l’est, il est bon de s’asseoir un

instant dans la chaise de Saint-Mary. Un rocher creusé en forme de siège porte encore la

trace de la main du saint venu se reposer là. (Je ne garantis pas la véracité de cette

histoire, pas plus d’ailleurs que celle des reliques du même saint volées à la chapelle

voisine et emportées à Mauriac).

La route qui approche du Mont Journal conduit à la chapelle Saint6rémy à mi-pente vers

l'Alagnon.

Accès :

Lusclade.

De Saint-Flour, à une quinzaine de kilomètres par Rézentières ; à la même distance

de Massiac par Bonnac et Chazeloux. Le Mont Journal est immanquable. On le voit même très

bien de l’autoroute en montant vers la Fageole.


Geoportail: Longitude 03° 05' 43 E Latitude 45° 10' 04 N

En grossissement maxi, on distingue le toit de la chaise de surveillance

En grossissement mini, au nord, on peut voir la chapelle Saint-Rémy à mi-parcours vers le

fond de la vallée.

Le Pouget. (JCC)

Dans le canton de Chaudes-Aigues, sur la commune de Fridefont, il existe un point de vue à ne

pas manquer. A vos pieds, tout en bas, coule le Bès qui se perd vite dans le lac. Au loin vers

le couchant, le Plomb se dessine sur le ciel. Les oiseaux, le vent, le plaisir d’être en un

lieu d’une rare beauté…au lever du jour bien sûr, comme au coucher du soleil ou…

Quelques centaines de mètres plus loin, vous descendez à travers la forêt vers un endroit

tranquille où vous pouvez goûter les plaisirs de l’eau.


Itinéraire :

Si vous venez de Saint-Flour, vous franchissez le barrage de Grandval et montez vers Fridefont

(la route est sinueuse et les paysages superbes). A deux kilomètres après Fridefont, dans la

direction Chaudes-Aigues, le hameau de Barberange est signalé à votre droite. Choisissez alors

la petite route de gauche. Après les deux ou trois maisons du hameau, vous êtes sur une petit

voie longeant la falaise qui domine le Bès. Quelques décamètres plus loin vous êtes arrivé !

Dix mètres avant c’est trop tôt, dix mètres après vous l’avez dépassé.

Si vous venez de Chaudes-Aigues vers Fridefont, Barberange sera signalé à votre gauche et…

Geoportail : Latitude 03° 06' 01" E Longitude 44° 53' 12" N

Tapez Fridefont. Vers le sud vous êtes tout de suite happé par cette image de la falaise et de

la rencontre entre la rivière et le lac.

Les Bessonies. (JCC)


Le château des Bessonies se dresse fièrement dans le petit village proche de Parlan. La

forteresse construite en 1555 et maintes fois détruite et reconstruite propose aux

visiteurs les tours de sa façade Renaissance.

C’est là que le Maréchal Ney a été arrêté le 5 juin 1815 avant d’être emmené à Aurillac.

Il sera fusillé à Paris le 7 décembre de la même année.

Le château était dans un triste état lorsque Anne Bonaventure fit le pari de le restaurer

en 2001. Pari gagné puisque cinq chambres d’hôtes accueillent aujourd’hui les touristes.

On peut visiter le château des Bessonies de Pâques à Toussaint en appelant

le 05 65 11 65 25.


Les gourmets ne manqueront pas de s’arrêter à la charcuterie familiale Laborie, dans le

bourg de Parlan. Les jambons sont affinés dans les séchoirs en plein air de la Bastide du

Haut-Mont.

La table d’orientation posée sur le sommet offre un exceptionnel 360° sur le Cantal et le

Lot.


En faisant un détour par le Puech de Parlan on rencontre la trentaine de buffles noirs de

Patrick et Pierre Clamagirand. Le lait des bufflonnes est transformé en mozzarella et

pirstrella par la coopérative locale.


Accès :

Quitter la RN 122 au niveau de Cayrols en direction de Parlan.


Geoportail IGN: Longitude 02° 08' 57" E Laztitude 44° 48' 37" N

Le plan d'eau du Maurs. JCC.




Les lacs et les ruisseaux sont recherchés dans notre département où il fait souvent beau.

Même par une journée morose la découverte du Plan d’eau du Maurs apporte du plaisir.

Tout au bout d’une petite route à forte pente sur laquelle il est bon de rouler avec

prudence, apparaît le petit lac entouré de forêts. Les amateurs s’y adonnent aux plaisirs

de la natation ou de la baignade sous surveillance. Les pêcheurs taquinent les goujons et

les perches. Les stressés profitent de l’ombre des grands arbres pour se refaire une santé…

Le bar propose boissons fraîches ou chaudes.

Le terrain de jeu égaie les petits.

L’eau du Maurs rafraîchit le lac avant de recevoir son trop plein en aval.

Cette découverte peut être le but d’une promenade d’une heure (quatre kilomètres), à

l’ombre des chênes surplombant la route, pour ceux qui choisissent de laisser leur voiture

près des dernières maisons du village de Teissières les Bouliès.

Itinéraire :

Aurillac, Arpajon-sur-Cère, direction de Montsalvy, après Senilhes prendre la route de

Teissières-les-Bouliès.


Geoportail IGN Entrer Teissières les Bouliès 15 Le lac apparaît plein sud en forme de goutte d’eau :

longitude 2° 33’ 35 ‘’

latitude 44° 47’ 37’’

Le Chemin des Noisetiers

L’amour que chacun porte à son lieu favori s’inscrit le plus souvent dans l’intimité du berceau de ses souvenirs intimes. Qu’il s’agisse d’un village, d’un bout du monde inaccessible, d’une vallée accorte, du sommet d’une roche aiguisée ou d’un bois de bouleau argenté ce lieu est en notre cœur ; mais savons nous en discerner les fondements ?

Journées enchantées d’une enfance insouciante, séduction d’un parfum à nul autre pareil, émerveillement des yeux devant un paysage sans intérêt particulier pour d’autres, amour apprivoisé ou éteint dès sa première lueur, bruissement d’une source blottie sous un rocher…

Allez donc percer ces mystères !

Nous avons tous notre histoire, notre trace, notre vécu. Nous avons tous notre éden, notre endroit favori notre site enchanteur.

Nous aimons l’honorer et nous nous plaisons à en faire ressurgir du fond de notre mémoire des souvenirs que l’on aurait pu croire perdus, effacés à tout jamais…

Mon plus beau Cantal c’est…

noisetiers.jpg

Le chemin des noisetiers.


Sur le Chemin des Noisetiers

Au dessus du cimetière

Attelages et charretiers

Creusaient de profondes ornières.

À petits pas nous cheminions

Tous les sens en bandoulière.

Comblés par cette communion

De la nature buissonnière.


Lorsqu’il pleuvait nous nous mettions

Sous l’abri d’un ancien pâtre.

Par temps chaud nous nous gorgions

De l’eau qui a vu s’ébattre

Belles bergères et bergers

Sans veston ni jarretière

Sur le chemin des noisetiers

Au dessus du cimetière.


Dans les prés aux alentours

Du château aux sapinières

On cultivait avec amour

Blé froment pommes de terre

Où paissaient inquiets et lestes

Garennes et lièvres roux

Gibier apprécié des modestes

Braconniers arapirous.


La caille au plumettes bistres

Était dame familière

Qui dans les chaumes et l’améthyste

Narguait fusils et gibecières.

Gracieusement elle trillait

Sur ces terres migratoires

Des confins du Champ des Pommiers

Jusqu’au bas vers l’oratoire.


Le beau chemin s’est transformé

En une route forestière

Que n’emprunteront plus jamais

Les pâtres aux joies primesautières.

La nature se façonne

Aux humeurs de nos semailles

Si l’été l’orage tonne

Il ne dérange plus les cailles.


Si les rouquins ont survécu

Les lapins eux sont misère.

Des chasseurs d’ailleurs venus

Belles voitures belles manières

Traquent et font voler grenaille

Sur les cerfs et les sangliers

Délaissant la menuaille

Et autres animaux familiers

Aux locaux qui les poursuivent

Dans les prés et les jachères

Depuis la route du château

Jusqu’aux grandes sapinières.


Ainsi s’écoulent les années

Dans le village d’Albepierre

Aux habitudes surannées.

Comme autrefois la chevrière

Chaque soir en fin de journée

Rendait les troupeaux aux étables

Puis s’endormait toute échinée

Dans son intérieur immuable

Il s’assoupit avec la lune

Puis reprend sa vie coutumière

De la Molède jusqu’aux Cunes

Et de Bredons aux Fréchinières.


Mon plus beau Cantal se trouve ici




A vous de faire connaître vos plus beaux Cantal....



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